Montant avant impôt sur le revenu — l'impôt est ensuite calculé ligne à ligne (barème 2025, 1 part), comme en face, et l'IUR le met à zéro jusqu'à 4 SMIC. Rien n'est collecté, tout se calcule dans votre navigateur, au barème URSSAF 2025.
Votre part des 8,2 points de richesse nationale passés des salaires aux profits depuis 1982 — 124 milliards d'euros par an. Le compte détaillé est juste en dessous. Le casse du siècle a bien eu lieu ; ce n'est pas l'État qui tient le sac.
Part du capital dans la valeur ajoutée des sociétés : 26,2 % en 1982, 34,4 % en 2024 (comptes nationaux INSEE/Eurostat, définition rémunérations). Les 8,2 points d'écart représentent 124 milliards d'euros par an à l'échelle du pays — le verdict ci-dessus est votre part, calculée sur la valeur créée autour de votre poste.
Son simulateur additionne tout en un seul « pris par l'État ». C'est le trucage fondateur, en deux temps. Un : il mélange l'impôt (qui finance les services) et la cotisation (qui est votre salaire socialisé, avec contrepartie directe : votre pension se calcule sur ce que vous avez cotisé, votre retraite complémentaire AGIRC-ARRCO n'est même pas gérée par l'État mais par les syndicats et le patronat). Voici son chiffre, décomposé — presque tout a une contrepartie qui vous revient :
Deux : il compte les cotisations patronales comme « prises à vous » — mais si on les supprime, elles ne vous reviennent pas : elles restent chez l'employeur. Voici, sur son propre chiffre, qui toucherait quoi si on « rendait » tout :
Barème URSSAF au 1er janvier 2025 (SMIC 1 801,80 €, plafond SS 3 925 €/mois) : maladie 7 % ≤ 2,5 SMIC sinon 13 % ; vieillesse 8,55 + 2,02 % employeur, 6,90 + 0,40 % salarié ; allocations familiales 3,45 / 5,25 % ; chômage 4,05 % ; AGS 0,25 % ; AGIRC-ARRCO T1 4,72 / 3,15 %, T2 12,95 / 8,64 %, CEG comprise ; AT/MP au taux net moyen 2,12 % ; CSA, FNAL, formation, apprentissage, versement mobilité (moyenne urbaine) ; CSG-CRDS 9,7 % sur 98,25 % du brut ; réduction générale dégressive sous 1,6 SMIC incluse — celle que le simulateur d'en face oublie d'appliquer aux bas salaires.
Le point que son simulateur espère que vous ne verrez pas : chaque euro qu'il promet de vous « rendre » est un euro qui sort de la caisse de la Sécu — c'est le même euro. On ne peut pas « rendre » les cotisations et garder les remboursements, les pensions et l'hôpital. Il faut choisir un monde. Les voici, avec vos chiffres :
Son programme est chiffré : 130 milliards d'euros d'économies — c'est-à-dire de services publics coupés — pour financer ses baisses d'impôts, dont la suppression de la CSG sur les revenus d'activité et celle des droits de succession, pendant que la retraite par répartition est dénoncée. Le nôtre aussi est chiffré. Voici les deux, appliqués à votre situation :
Colonne Knafo : suppression de la CSG-CRDS sur les revenus d'activité (sa mesure phare — elle ne porte ni sur les pensions ni sur les allocations) ; 130 Md€ de coupes rapportés aux ≈ 31 millions de foyers ≈ 350 €/mois de services publics en moins par foyer (crèche, université, transports, hôpital — à racheter au privé ou à perdre) ; droits de succession : 88 % des successions sont déjà exonérées, la suppression ne rapporte rien aux foyers modestes. Colonne CSGU : gains calculés plus haut + TVA supprimée sur le panier essentiel (estimation prudente) + gratuités nouvelles (transports, cantines) et reste à charge santé à zéro.
Détail des calculs, barème, simulations et sources : dossier CSGU, La Brèche (notes 02-06, comptes nationaux INSEE/Eurostat 1971-2024).