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Apport en nature des banques nationalisées — environ 600 Md€, zéro cash. BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, nationalisées à 51 % au T1 2027 (Carnet B), portent à elles trois près de la moitié des 1 300 Md€ de crédits habitat. Leurs portefeuilles de résidence principale sont scindés et apportés à la BPL à leur valeur comptable, avec le passif qui les finance déjà : les obligations sécurisées adossées à ces mêmes prêts (environ 300 Md€) sont transférées avec eux, en continuité juridique. Rien n'est acheté : le bilan est découpé.
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Titres BPL pour les autres banques — environ 150 Md€, en papier. BPCE, Crédit Mutuel, La Banque Postale cèdent leurs encours de résidence principale à la valeur nette comptable, sans prime, contre des obligations BPL garanties par l'État sur 15 ans, éligibles au refinancement de la Banque de France. Elles ne perdent ni capital ni liquidité ; elles perdent la marge. C'est exactement le mécanisme des nationalisations de 1982, indemnisées en obligations et non en espèces.
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Recentralisation de l'épargne réglementée — 380 Md€ sur trois ans. Livret A, LDDS et LEP totalisent 570 Md€ ; 60 % sont centralisés à la Caisse des Dépôts, 40 % restent au bilan des banques. Un décret porte la centralisation à 100 %, comme c'était le cas jusqu'en 2009, et l'affecte à la BPL. Une part porte le rachat dès 2027, le reste finance les prêts nouveaux et remplace les obligations sécurisées à mesure qu'elles arrivent à échéance. L'épargnant ne voit rien changer : garantie de l'État, disponibilité, rémunération identiques — il sait désormais que son livret finance le logement, pas les marchés.
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Banque de France — 100 Md€/an, la seule vraie création monétaire. Le solde du rachat — moins de 100 Md€ dans le réglage de base ci-contre — et les 300 000 prêts nouveaux par an sont refinancés par la Banque de France refondée (Carnet B, enveloppe de 250 Md€/an), à 0 %. C'est la ligne qui exige la refonte des statuts et le bras de fer sur l'article 123 du TFUE ; le carnet ne la cache pas, il la dimensionne, dans un secteur à prix bornés où cette monnaie ne peut pas gonfler les actifs.
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Puis les remboursements font le reste. 800 Md€ à 0 % sur 30 ans, c'est 27 Md€ de capital qui reviennent chaque année à la BPL. Au bout de cinq ans, ces flux couvrent l'essentiel des prêts nouveaux ; les titres BPL sont amortis avant leur échéance ; la Banque de France est remboursée. Le capital initial de 80 Md€, prélevé sur les fonds propres des banques nationalisées, absorbe les défauts (provision de 8 Md€/an).